Jeudi 22 mai 2008
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Conseils de philosophes !
Vous avez peur de mourir
Epicure (341 – 270 avant Jésus-Chris) vous
rassurerait : « C’est sottise de s’affliger parce qu’on attends la mort, puisque c’est quelque chose qui, une fois venue, ne fait pas de mal. Habitues toi à penser que la mort n’est
rien ; car tant que nous vivons, la mort est hors de propos, et lorsque nous sommes morts, nous n’existons plus. Qui déclare craindre la mort, non pas parce qu’une fois venue elle est
redoutable, mais parce qu’il est redoutable de l’attendre, est un sot »
On ne vous prend pas au sérieux
Confucius (vers 551 – 479 avant Jésus-Chris) vous dirait ces sages propos « C’est que vous parlez trop. Ne parlez jamais de vous, ni en
bien, car on ne vous croirait pas, ni en mal, car on vous croirait trop. L’homme parfait parle peu. Le silence est un ami qui ne trahit jamais »
Vous ne croyez que ce que vous voyez
Augustin d’Hippone, dit Saint Augustin (354-430) vous le déconseillerait : « Ce n’est pas là un acte de sagesse, mais une réserve
odieuse. Si nous ne croyons pas à ce que nous ne voyons pas, si nous nions les volontés des hommes, parce qu’elles échappent à nos yeux, il en résultera un tel trouble dans la société que tout
sera renversé de fond en comble »
Vous ne vous trouvez pas beau
Emmanuel Kant (1724-1804) vous dirait qu’ « un tel jugement de goût est seulement contemplatif. C’est un jugement qui ne fait que
lier sa nature avec le sentiment de plaisir et de peine. Il n’est pas un jugement de connaissance ; par conséquent, il n’est pas logique. Il ne porte que sur une pure et simple
représentation »
Vous vous ennuyez tout le temps
Arthur Schopenhauer (1788-1860) vous
exclamerait : « Tant mieux ! L’ennui vient à point nommé pour dissiper une illusion fondamentale qui aveugle la plupart des hommes : la course au bonheur. Une course vaine et
illusoire car elle n’a pas de fin… N’avez-vous pas remarqué que l’heure de l’ennui sonne chaque fois qu’un désir vient d’être satisfait ? »
Vous ne résistez pas à un beau garçon
Socrate (environ 427 à 347 avant Jésus-Chris) vous dirait : « Alors abandonnez-vous à votre désir, car il risque de croître avec ce
manque même, passant d’une simple envie à une véritable torture. Abandonnez-vous donc, mais sachez qu’une fois consommé, le désir renaîtra, insatiable… »
Vous hésitez à vous marier
Soren Kierkegaard (1813-1855) vous recommanderait « Patiance. Vous n’êtes qu’au stade Esthétique de l’amour. Plus avancé que la simple
aventure où l’on ne cherche que soi dans l’autre, le stade Esthétique est celui de l’irrésolution fantasque, où le visage de la personne aimée peut encore se retrouver sur un autre visage. Le
mariage n’est envisageable qu’à l’étape suivante, le stade Ethique de l’amour : celui du choix réfléchi… »
Vous avez honte de vous
Jean-Paul Sartre (1905-1980) vous expliquerait que « c’est parce que le rapport à autrui est marqué par l’illusion que l’on est
constamment jugé par les gens qui nous entourent. Ainsi, lorsque je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire, ce geste colle à moi sans que je le juge. Mais dès que l’Autre m’a vu, je prends
conscience de la vulgarité de mon geste et j’en éprouve de la honte »